Il m’a juré que ça n’arrivera plus…

Nos années de tendresse et amour

nos sorties entre amoureux dans les parcs et dans les restaurants ,

Moi dans tes bras ,sentant ta protection,

la douceur de te mots qui effleure mes oreilles je m’en souviens

Ce ne sont que des souvenirs

Ton premier cris sur moi était une erreur

Ta première gifle fut excusé avec une rose

Mais les premières gifles sont rarement les dernières

je lai compris maintenant.

M’as tu vraiment aimé?

Lee chagrin me consumait peu à peu

Que serais je devenu sans le 80 00 12 87.

SE TAIRE NE SERT A RIEN

Avec le retour des Taliban, quel avenir pour les femmes et les fillettes en Afghanistan?

Après l’offensive éclair des Taliban à travers l’Afghanistan, les femmes et les fillettes du pays, dont beaucoup avaient grandi avec des droits et la liberté, apparaissent comme les plus vulnérables. Alors que le mouvement islamiste radical a repris Kaboul, elles risquent de perdre ces acquis obtenus de longue lutte. 

Au lendemain de la fuite du président Ashraf Ghani, et alors que les Taliban ont déclaré que la guerre était terminée dans le pays, des centaines de personnes ont convergé lundi 16 août dès l’aube vers l’aéroport pour tenter de fuir. Vingt ans après, les femmes et les fillettes paraissent de nouveau vulnérables.

Lorsqu’ils dirigeaient ce pays, entre 1996 et 2001, les Taliban avaient imposé leur version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes ne pouvaient ni travailler ni étudier. Le port de la burqa était obligatoire en public et elles ne pouvaient quitter leur domicile qu’accompagnées d’un « mahram », un chaperon de leur famille. Les flagellations et les exécutions, y compris les lapidations pour adultère, étaient pratiquées sur les places des villes et dans les stades.

Les Taliban cherchent aujourd’hui à présenter un visage plus modéré. Ils ont maintes fois promis que s’ils revenaient au pouvoir, ils respecteraient les droits humains, en particulier ceux des femmes, en accord avec les « valeurs islamiques ». L’un de leurs porte-paroles, Suhail Shaheen, a déclaré à la BBC que les droits des femmes seraient préservés, tout comme les libertés des médias et des diplomates. « Nous assurons la population, en particulier dans la ville de Kaboul, que leurs propriétés, leurs vies sont en sécurité », a-t-il déclaré.

Antonio Guterres « particulièrement préoccupé par l’avenir des femmes et des filles »

Pas convaincu par ces propos, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, « particulièrement préoccupé par l’avenir des femmes et des filles, dont les droits durement acquis doivent être protégés », a appelé toutes les parties au conflit à « la plus grande retenue ».

Selon des chiffres de l’ONU, depuis le début de l’année 2021, les décès de civils ont augmenté de 50 %. Il y a eu plus de femmes et d’enfants tués et blessés dans le pays dans les six premiers mois de l’année par rapport à n’importe quelle année depuis 2009.

Le gouvernement afghan accuse les Taliban de ces assassinats. « Les femmes et les enfants souffrent le plus, et nos forces essayent de sauver la démocratie. Le monde doit le comprendre et nous aider », avait déclaré un porte-parole du gouvernement afghan, le 13 août.

Alors que la capitale est tombée entre les mains des Taliban, ces appels à l’aide semblent arriver bien tard. Dans les zones nouvellement conquises, ils ont déjà été accusés de nombreuses atrocités. Les Taliban feraient du porte-à-porte pour établir des listes de jeunes filles et de femmes âgées de 12 à 45 ans, dans le but de les marier de force avec des insurgés islamistes. Ces dernières ne peuvent pas non plus sortir sans une escorte masculine, ne peuvent travailler ou étudier et ne peuvent choisir librement leur tenue. Les écoles sont également fermées.

Des rêves brisées

Pour toute une génération d’Afghanes qui sont entrées dans la vie active en tant qu’avocate, journaliste, gouverneur local, médecin, infirmière, enseignante ou agent administratif, il y a beaucoup à perdre. Alors qu’elles se sont battues pour travailler aux côtés de leurs homologues masculins au sein de communauté qui n’avaient pas l’habitude de voir des femmes dans des positions d’autorité, elles envisageaient un avenir meilleur pour elles-mêmes et les générations futures.

Zahra, membre d’une ONG âgée de 26 ans, fait partie de ces jeunes femmes qui ont peur que leur éducation et leurs ambitions ne mènent plus à rien. « Je suis en état de choc », déclare-t-elle à AP. « Comment est-ce possible pour une femme comme moi qui a tant travaillé pour apprendre et évoluer de me cacher désormais et de rester chez moi ? ». Zahra a dû arrêter de se rendre à son bureau il y a un mois face à l’offensive des Taliban.

« Un oiseau noir »

De nombreuses Afghanes ont pris la parole sur les réseaux sociaux pour exprimer leur frustration face à cette situation. « J’ai commencé ma journée en regardant les rues vides de Kaboul, horrifiée [pour] les habitants », écrit Fawzia Koofi, militante des droits et ancienne vice-présidente du Parlement afghan. « L’histoire se répète si vite ».

I start my day looking at empty streets of Kabul, horrified it’s people. History repeats itself so quickly.— Fawzia Koofi (@FawziaKoofi77) August 16, 2021

« La peur reste en vous comme un oiseau noir », ajoute Muska Dastageer, maître de conférences à l’université américaine d’Afghanistan, inaugurée cinq ans après le départ des Taliban. « Il ouvre ses ailes et vous ne pouvez plus respirer ».

The fear just sits inside your chest like a black bird. It opens its wings and you can’t breathe.— Muska Dastageer (@DastageerMuska) August 15, 2021

Le compte Twitter de Rada Akbar, une femme de 33 ans, était rempli lundi d’émoticônes « cœur brisé ». « Mon Afghanistan bien-aimé s’est effondré sous mes yeux », écrit-elle dans un message.

Dans un autre tweet, une photo devenue virale montre un homme recouvrant de peinture la photo d’une mariée souriante affichée sur la vitrine d’un magasin. Pour elle, le geste de cet homme montre qu’il faut désormais « effacer les femmes de l’espace public », car les Taliban ne tolèrent pas de reproduction d’images de femmes.

Erasing women from the public space💔 https://t.co/da2KsXtbCZ— Rada Akbar (@RADAAKBAR) August 15, 2021

Cette peintre et photographe est connue pour ses autoportraits qui constituent sa déclaration d’indépendance et la revendication de son héritage, au nom des Afghanes. Cette année, elle a été contrainte d’organiser son exposition, qui rendait hommage à des personnalités féminines afghanes, en ligne, après avoir reçu des menaces. Lundi matin, sa peur était palpable. « Je veux devenir invisible et me cacher du monde », écrit-elle dans son dernier tweet.

Interdiction de travailler

L’ancienne avocate Farkhunda Zahra Naderi membre du Haut Conseil pour la réconciliation nationale, a elle aussi été témoin de l’ouverture de son pays au cours des vingt dernières années. « Ma plus grande peur maintenant est qu’ils marginalisent ces femmes qui travaillent dans des positions dirigeantes, qui ont été une voix importante contre ceux qui les maltraitaient et qui essayaient également de changer les choses sur le terrain », résume-t-elle dans une interview avec Bloomberg. « S’ils éliminent ces dirigeantes, qui restera-t-il pour parler pour ces femmes et défendre ce qu’elles ont acquis ces vingt dernières années ? ».

Lors de leurs pourparlers avec les pays occidentaux, les Taliban ont promis que les femmes continueraient d’avoir des droits égaux en accord avec l’islam, dont l’accès au travail et à l’éducation. Mais dans des villes tombées aux mains des insurgés, les femmes ont déjà perdu leur travail. Des employées dans des banques de Kandahar et de Herat ont été harcelées par des Taliban en juillet. Des hommes armés les ont escortées jusque chez elles et leur ont dit de ne pas retourner au travail.

« C’est vraiment bizarre de ne pas être autorisée à travailler, mais c’est comme ça maintenant », témoigne Noor Khatera, l’une des employées de la banque, à Reuters. « J’ai appris l’anglais et à me servir d’un ordinateur et maintenant je vais devoir trouver un endroit où je peux seulement être avec des femmes ».

Pour les étudiantes, l’avenir s’annonce tout aussi sombre. Selon Victoria Fontan, vice-présidente de l’université américaine d’Afghanistan, certaines de ses élèves sont désormais terrées dans les villes de Kandahar et de Herat déjà prises par les Taliban. « La vie est difficile pour elles », raconte-t-elle à France 24. Vont-elles pouvoir continuer à étudier en ligne ? […] Elles ont peur d’être confinées chez elles et de ne plus pouvoir étudier » .

Marianne O’Grady, la directrice de CARE en Afghanistan, est plus optimiste. Elle pense que les progrès obtenus par les femmes au cours des deux dernières décennies seront difficiles à effacer. « Vous ne pouvez pas déséduquer des millions de personnes », a-t-elle affirmé à AP. Si des femmes « sont retenues derrière des murs et ne peuvent pas sortir, elles pourront au moins transmettre leur savoir à leurs cousins, leurs voisins ou à leurs enfants ce qui n’était pas le cas il y a vingt-cinq ans ».

Fuir ou rester

Beaucoup de femmes ont cependant choisi de fuir. Depuis le mois de mai, près de 250 000 Afghans ont quitté leur maison, dont 80 % de femmes et d’enfants, selon l’ONU.

Sahraa Karimi, l’une des réalisatrices afghanes les plus connues, dit ne pas avoir l’intention de quitter l’Afghanistan. « Jusqu’au bout, je n’abandonnerai pas mon pays », a-t-elle déclaré dans une vidéo publiée sur Twitter, essuyant des larmes. « Peut-être que beaucoup penseront que c’est de la folie. Mais la folie, c’est ce qu’ont fait ceux qui ont abusé de notre patrie […]. La bêtise, c’est ce que le monde a montré en nous tournant le dos ».

Source: France 24

Journée internationale de la femme africaine

 Journée internationale de la femme africaine

 Paula INGABIRE, ministre rwandaise des Technologies de la Communication et de l’Innovation

Le 31 juillet, l’Afrique célèbre Journée internationale de la femme africaine. Un événement qui existe depuis presque 60 ans. L’occasion de révéler les contrastes qui saisissent le continent.

La journée internationale de la femme africaine a été célébrée pour la première fois le 31 juillet 1962. A cette date, se sont rassemblées des centaines de femmes venues de tout le continent africain à Dar es Salam, en Tanzanie, pour créer ce qui deviendra l’Organisation panafricaine des femmes.

Le Rwanda, champion toutes catégories

Cette journée est l’occasion de faire le point sur la situation des femmes sur le continent africain. Sur le volet politique et en matière de parité, la Namibie, l’Afrique du Sud et le Sénégal se situent parmi les pays les mieux classés. En moyenne, dans ces trois États, les femmes représentent plus de 43% des députés. A titre de comparaison, en France, 39% des députés sont des femmes.

Il y a un pays africain qui se détache du lot : il s’agit du Rwanda. Le pays compte 61% de femmes au sein de son parlement. Parmi les moins bons élèves du continent africain, toujours en matière de parité en politique, on trouve le Nigéria, le Soudan, l’Érythrée, le Bénin et la Gambie : moins d’un député sur dix est une femme.

Chiffres moins glorieux

Si l’on observe la place des femmes dans les sociétés de ces différents pays, les chiffres sont moins glorieux : en matière de santé notamment mais aussi en ce qui concerne le mariage ou les violences domestiques.

Selon l’ONG Amnesty International, en Afrique du Sud, par exemple, le taux de violences contre les femmes est cinq fois plus élevé que la moyenne mondiale. Autre donnée : d’après un rapport de l’ONU daté de 2017, 125 millions de femmes africaines ont été mariées avant l’âge de 18 ans.

Source: le courrier de l’atlas

Covid-19: au Royaume-Uni, les femmes enceintes encouragées à se faire vacciner

Au Royaume-Uni, sur 700 000 femmes qui accouchent chaque année, seules 20 000 ont reçu les deux doses de vaccin contre le Covid-19.
Au Royaume-Uni, sur 700 000 femmes qui accouchent chaque année, seules 20 000 ont reçu les deux doses de vaccin contre le Covid-19. AFP – ISABEL INFANTES

Le variant Delta est plus dangereux pour les femmes enceintes. Or nombre d’entre elles hésitent encore à se faire vacciner au Royaume-Uni. Les résultats d’une étude de l’Université d’Oxford indiquent que le vaccin les protège.PUBLICITÉ

Avec notre correspondante à Londres, Marie Boëda

Quarante-cinq pour cent des femmes enceintes admises à l’hôpital développent des formes modérées ou graves du virus, indique l’étude. Cela peut se traduire par une pneumonie, un manque d’oxygène, voire un décès. Des données récoltées lorsque le variant Delta est devenu majoritaire dans le pays. Et sur ce pourcentage, aucune n’était complètement vaccinée et seulement 0,5% avaient reçu une dose.

« Les vaccins sauvent la vie et ces chiffres sont un rappel qu’ils peuvent vous garder, vous et votre bébé, en sécurité et hors de l’hôpital », déclare la responsable des sages-femmes du NHS en Angleterre.

Une deuxième dose recommandée avant le troisième trimestre de grossesse

Elle leur recommande de recevoir la deuxième dose avant le troisième trimestre de grossesse. C’est à ce moment-là que les formes graves sont les plus fréquentes. En plus de se protéger, les dernières études montrent que les mères transmettent des anticorps à leur bébé.

Même recommandation cette semaine de la Première ministre écossaise et du ministre britannique des Vaccins. Sur 700 000 femmes qui accouchent chaque année, seules 20 000 ont reçu les deux doses.

Source: RFI

Arabie saoudite : pour la première fois, une femme nommée ambassadrice aux Etats-Unis

L’Arabie saoudite a choisi de nommer une femme, la princesse Rima bent Bandar, comme ambassadrice à Washington. Elle sera la première femme à occuper ce poste-clé au sein de la diplomatie saoudienne.Partager 

L‘Arabie saoudite essaierait-elle de se racheter une conduite ? Elle a en tout cas nommé samedi et pour la première fois une femme au poste d’ambassadrice aux États-Unis, alors que les relations entre les deux alliés ont été mises à mal ces derniers mois par l’affaire Khashoggi, journaliste saoudien tué en Turquie.

La princesse Rima bent Bandar va remplacer à Washington le prince Khaled ben Salmane, frère cadet du puissant prince héritier Mohammed ben Salmane, nommé ministre adjoint de la Défense. Elle sera la première femme à occuper ce poste-clé au sein de la diplomatie saoudienne. Elle est la fille du prince Bandar ben Sultan, qui fut ambassadeur aux États-Unis de 1983 à 2005. Elle a été pratiquement élevée aux États-Unis et elle est l’une des rares princesses impliquées dans la vie publique.

Des détentions arbitraires

Considérée comme une avocate des droits des femmes, elle a notamment fait campagne pour une participation accrue de ces dernières dans le sport saoudien. Dans le même temps, son pays fait toutefois face à de nombreuses critiques de défenseurs des droits humains en raison de la détention jugée arbitraire d’une dizaine d’activistes des droits des femmes et d’accusation de mauvais traitements et de tortures qu’elles auraient subis.

D’autres polémiques ont terni l’image «progressiste» que voulait donner Mohammed ben Salmane au royaume wahhabite. La semaine dernière, les eurodéputés ont appelé le gouvernement saoudien à mettre un terme au «système de tutelle masculine» sur les femmes alors qu’une application, Absher, permet de contrôler le déplacement des femmes dans le pays – et également de les empêcher de le quitter.

«La princesse Rima sera la première ambassadrice de l’histoire saoudienne», a tweeté le fondateur de l’Arabia Foundation, un think-tank pro-saoudien, Ali Shihabi, estimant qu’il s’agit d’un «signal fort pour l’intégration des femmes dans le gouvernement et la force de travail» du royaume ultraconservateur.

Sa nomination intervient alors que l’image des dirigeants saoudiens a été profondément ternie par l’assassinat par un commando venu de Ryad du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en octobre dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. L’affaire embarrasse l’administration américaine de Donald Trump, soucieuse de préserver son alliance stratégique avec le royaume.

« Responsable » du meurtre de Khashoggi

Le Sénat américain a de son côté jugé que Mohammed ben Salmane, alias «MBS», était «responsable» du meurtre de Khashoggi, qui collaborait notamment avec le Washington Post. L’Arabie saoudite a toujours nié l’implication de son prince héritier, mettant en cause des responsables moins haut placés, présentés comme des éléments «incontrôlés» et actuellement devant la justice saoudienne.

«La nomination d’une nouvelle ambassadrice est une tentative de Ryad pour donner un nouveau départ à sa relation avec Washington et faire oublier l’affaire Khashoggi», a déclaré à l’AFP Kristian Ulrichsen, chercheur à l’Institut Baker de la Rice University aux Etats-Unis. Mais, «dans la pratique, cela n’arrivera probablement pas, au moins avec le Congrès», a-t-il ajouté.

Les deux décrets annonçant ces nominations ont été signés par le prince héritier, agissant en sa qualité de souverain par intérim en l’absence de son père, le roi Salmane, qui se trouve en Égypte pour participer au premier sommet entre l’Union européenne et les membres de la Ligue arabe. Un troisième décret, également signé par le prince héritier, accorde un mois de salaire supplémentaire aux militaires participant à l’opération au Yémen.

Être une femme en Arabie saoudite

Depuis un an, les Saoudiennes peuvent passer le permis de conduire. Si des progrès sont à noter, les femmes du royaume restent toutefois très limitées dans leur champ d’action.

Il y a un an, l’Arabie Saoudite autorisait les femmes à conduire. Si cette réforme a été bien accueillie, des militantes, dont certaines bataillaient depuis des années pour le droit de conduire, ont été emprisonnées et poursuivies en justice. Ce qui leur est reproché ? D’avoir parlé à des journalistes étrangers. Avant le 24 juin 2018, une femme au volant constituait un crime. Selon les traditionalistes du pays, permettre aux femmes de conduire favoriserait le mélange des genres et la promiscuité.

Depuis quelques années, la monarchie dirigée par la dynastie Saoud cherche néanmoins à moderniser son image et rompre avec celle d’un royaume ultraconservateur. Malgré cet objectif, un grand nombre de lois et politiques publiques demeurent inchangées, laissant la vie des Saoudiennes entre les mains de leur «gardien», père, mari ou fils.

L’éducation ne leur appartient pas

En Arabie Saoudite, les femmes sont soumis au contrôle de leur père, mari, frère ou fils. Celui-ci occupe le statut de «gardien masculin». Conséquence directe : les Saoudiennes doivent toujours obtenir l’autorisation de leur «gardien» pour renouveler leur passeport et quitter le pays. De la même manière, l’aval du parent mâle le plus proche est requis pour faire des études. Le pays compte notamment plusieurs universités réservées aux femmes.

En juillet 2017, le ministère de l’Éducation a annoncé que les écoles pour filles allaient commencer à proposer des cours d’éducation physique, à condition que cela reste conforme à la loi islamique (ce que l’on appelle la charia). Le ministère n’a toutefois pas précisé si elles devraient obtenir, une fois encore, la permission de leur «gardien» pour y participer.

Certains métiers interdits

Pendant longtemps, des restrictions empêchaient les femmes d’avoir accès au marché de l’emploi. Mais depuis plusieurs années, ces dernières s’assouplissent. Et pour cause : le royaume cherche à diversifier son économie et réduire sa dépendance aux ressources pétrolières. Le prince Mohammed ben Salmane, désigné héritier de la couronne en juin 2017, a présenté un plan de développement économique baptisé «Vision 2030», dont l’un des objectifs est de faire passer le taux d’emploi des femmes de 22 à 30% d’ici une dizaine d’années.

Son père, le roi Salmane, a quant à lui signé un décret qui autorise les femmes à obtenir en ligne un permis pour créer une entreprise. Une mesure nouvelle puisque les Saoudiennes ne peuvent pas exercer tous les métiers. Tout contact avec un homme leur étant interdit, elles ne doivent pas être en contact avec le public, excepté dans les hôpitaux ou les établissements secondaires.

Pas de compte en banque

Pour se marier, les femmes de tous âges doivent obtenir la permission de leur «gardien». Tandis qu’un homme peut divorcer sans le consentement de son épouse. En janvier, le ministère de la Justice a indiqué que les tribunaux avaient désormais l’obligation de notifier par SMS aux femmes la fin de leur mariage. Une mesure destinée à empêcher certains maris de divorcer sans en informer leur partenaire, ce qui était parfois le cas.

Quand le couple fait bon ménage, la femme a interdiction de quitter le foyer, sans en avertir son mari. Et pas question de gérer la comptabilité de la famille. Seul l’homme peut détenir un compte bancaire.

Les femmes enfin dans les gradins

En janvier 2018, les femmes ont pour la première fois été autorisées à pénétrer dans certaines enceintes sportives, dans des tribunes séparées. En outre, les pouvoirs de la redoutée police religieuse, qui a pendant des décennies patrouillé les rues pour réprimander les femmes pas assez couvertes ou au vernis à ongle trop brillant, ont été réduits. Dans la capitale, Ryad, et dans d’autres villes il est d’ailleurs désormais possible de voir des femmes circuler sans foulard.

Source: le figaro

Promotion de l’élimination de l’excision : les jeunes des treize régions s’engagent

Des jeunes des 13 régions du Burkina Faso, réunis autour de la ministre de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, Laurence Marie ILBOUDO/MARSHALL se penchent les 29 et 30 juin 2020 à Ouagadougou sur la question de la pratique de l’excision au Burkina Faso.

Les  jeunes  peuvent  jouer un rôle catalyseur  dans la promotion de l’élimination de la pratique de l’excision et des mutilations  génitales féminines. C’est pourquoi, le  ministère de la Femme, de la  solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire  veut les impliquer dans cette  lutte pour le bonheur de la gente féminine. 

En organisant les 29 et 30 juin 2020 à Ouagadougou, les 17ème Journées internationales tolérance zéro aux  mutilations génitales féminines et la  20ème  Journée nationale de lutte contre  la pratique  de l’excision, le ministère en charge de la Femme a décidé de réfléchir autour  du thème : «  Trente(30) de lutte  contre la pratique  de l’excision au Burkina Faso : quelles perspectives  pour  la nouvelle génération ?» Celui-ci est d’autant plus interpellateur en ce sens  qu’il  stimule la  réflexion autour du rôle majeur que  doivent incarner les  jeunes  dans  cette lutte  commune, a expliqué Hélène Marie Laurence ILBOUDO. 

Plusieurs communications suivies d’échanges et de partages d’idées vont permettre aux participants de renforcer leur connaissances et de prendre des engagements afin d’accélérer   la  course à l’élimination de la pratique. 
Des acquis  dans  la lutte  sont énormes,  a précisé madame la ministre avant de déplorer le taux de prévalence  de deux régions  qui sont en hausse  que  sont la région de la Boucle du Mouhoun et celle  des Cascades.

Hélène Marie Laurence ILBOUDO/MARSHALL espère  que les  jeunes ‘’soldats’’ de la lutte  contre  ce phénomène  à la peau dure auront des outils nécessaires  pour  parachever la lutte entamée par leurs  devanciers en boutant cette pratique  hors de nos frontières. 

Le droit d’accès des femmes à la terre: Un vrai défi au Burkina Faso

L’accès à la terre est un droit économique incluant l’accès et le contrôle de la terre, mais également la possession de titres fonciers dans certains cas. Les femmes ont tendance à être plus pénalisées que les hommes dans l’accès à la terre à cause de pratiques discriminatoires. Au Burkina Faso, malgré les textes de loi visant à donner les mêmes droits fonciers aux hommes et aux femmes, c’est principalement le droit coutumier et traditionnel qui dicte les possibilités d’accès des membres de la communauté à la terre et aux ressources.

  • Que pouvons-nous entendre par droit d’accès des femmes à la terre ?

Le droit d’accès des femmes à la terre est un droit économique qui permet aux femmes d’être possesseur de titre foncier au même titre que les hommes. Ce droit implique également l’accès à la terre et le contrôle de la terre.

Au Burkina, plus de la moitié de la population active qui s’adonne à l’agriculture sont des femmes. Principales chevilles ouvrières de l’exploitation agricole dans le pays, elles sont à l’origine de 80 % de la production alimentaire.  Selon le Ministère de la promotion de la femme, elles totaliseraient 75% de la main d’œuvre agricole du pays. L’agriculture étant la principale activité en milieu rural, l’accès à la terre et aux intrants devient crucial pour elles.

Les textes juridiques nationaux et internationaux – ratifiés par le Burkina Faso – consacrent l’accès équitable des femmes burkinabè à la terre. Dans le domaine foncier, l’article 64 de la loi n° 14/96/ADP, datant du 23 mai 1996 et portant Réforme agraire et foncière (RAF), stipule que « les terres urbaines et rurales du domaine foncier national sont attribuées aux personnes physiques, sans distinction de sexe ou de statut matrimonial et aux personnes morales dans les conditions fixées par les textes ». Cependant, l’idée de la femme propriétaire de la terre est difficilement concevable dans la plupart des sociétés burkinabè. Beaucoup de femmes continuent de subir toutes sortes de discriminations qui les éloignent de cette ressource, indispensable à leur autonomisation et au développement socio-économique de leurs pays.

Les mémoires du foncier : entre droit coutumier et moderne

Les discriminations subies par les femmes dans la majorité des communautés sont intrinsèquement liées aux coutumes et aux traditions du pays. Les traditions confèrent à la terre un caractère sacré, qui se transmet de père en fils, représentant la mémoire du lignage du village d’origine. En se mariant, les femmes sont instinctivement rattachées à un autre lignage, les excluant ainsi de sa gestion. Ainsi, la société traditionnelle permet aux femmes d’exploiter la terre sans en être propriétaires à part entière. Elles cultivent, le plus souvent, des lopins de terre empruntés aux hommes, avec le risque de se faire dépourvoir à tout moment.

Les femmes constituant la majorité des productrices/eurs, l’accès équitable à aux ressources semble être une condition sine qua non au développement durable. Dans cette optique, on constate des changements consentis par les autorités politiques ainsi que la société civile ; des plaidoyers sont menés auprès des responsables coutumiers et des propriétaires terriens. La politique de sécurisation foncière en milieu rural adoptée par le gouvernement en octobre 2007 vise, entre autres, à assurer à l’ensemble des acteurs ruraux, l’accès équitable à la terre. D’autre part, pour une promotion accrue du statut des femmes, le gouvernement a instauré un quota genre dans différents domaines professionnels. Malgré les difficultés à appliquer ces mesures sur le terrain, elles contribuent à mieux faire comprendre la situation des femmes et à mener des actions afin d’améliorer leur accès à la terre.

Dans la province du Yatenga, Madame Ouedraogo Fati fait partie d’un groupement de femmes qui a emprunté à un propriétaire une parcelle de terrain. À l’origine, la terre était aride et impropre à la culture, mais grâce à un travail de longue haleine, en pratiquant les techniques de Zaï, demi-lune et l’utilisation de compost, elles ont réussi à en retirer un revenu suffisant pour scolariser leurs enfants. Dix ans plus tard, le propriétaire est revenu réclamer la terre empruntée.

  • Quel est l’état des lieux relativement à ce droit

L’accès des femmes à la terre a toujours été un problème crucial et le demeure. La femme est généralement exclue dans la gestion de la terre. Une étude de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en 2010 indique que dans le monde moins de 20% des propriétaires fonciers sont des femmes. En Afrique occidentale, centrale, au Proche Orient et en Afrique du Nord, les femmes représentent moins de 10% des propriétaires. Il s’agit, en effet, d’une discrimination des femmes en matière d’accès à la terre. Cette discrimination est liée aux traditions plutôt qu’à la loi.  

  • Que dit la loi burkinabè à propos du droit d’accès des femmes à la terre ?

La loi sur la Réorganisation Agraire et Foncière (RAF) qui régit le régime foncier au Burkina Faso déclare que la terre appartient à l’Etat et son accès est règlementé par celui-ci. L’article 62 de la RAF de 1996 affirme que les terres urbaines ou rurales du domaine foncier national sont attribuées aux personnes physiques, sans distinction de sexe ou de statut matrimonial.

En 2007, le gouvernement a adopté la Politique Nationale de Sécurisation Foncière en Milieu Rural (PNSFMR) qui a permis de mettre en place un système de quotas sur les périmètres aménagés. Elle impose que les femmes soient représentées dans les instances de suivi et d’évaluation. 

Ces différents textes prônent l’égalité de droit entre homme et femme en matière du droit d’accès à la terre mais dans les faits les femmes continuent de subir toute sorte de discrimination relativement à la pleine jouissance de ce droit.

  • Comment la voix du juriste peut-elle vous accompagner ?

Notre service de consultation juridique est disponible afin de vous permettre, chères femmes victimes de toute forme de discrimination en matière du droit d’accès à la terre, d’entreprendre toute actions utiles afin de jouir pleinement de vos droits.

Loi N°034-2012/AN portant réorganisation agraire et foncière au  BURKINA

Source: La voie du juriste

https://soundcloud.com/unfao/production-amarc-lacces-de-la-femme-dagara-a-la-terre

Les différentes formes de violences

Les violences conjugales revêtent des formes multiples qui permettent à l’agresseur d’adapter ses stratégies de contrôle .Les formes de violence qu’il utilisera peuvent se cumuler, s’imbriquer selon l’environnement et les réactions de sa partenaire. Ces violences sont sanctionnées par la loi et peuvent faire l’objet d’un certificat médical descriptif avec définition d’une Incapacité Temporaire de Travail. Ce document est essentiel dans le parcours judiciaire de la victime.

Les différentes formes de violences conjugales se conjuguent souvent pour une même femme. Une même victime, peut être exposée à d’autres violences au travail ou sur la voie publique. C’est la notion de survictimisation.
Les violences peuvent être présentes aux différents âges de la vie d’une fille et d’une femme. C’est ce qu’on nomme le continuum des violences et qui invite à lutter contre les violences faites aux filles et aux femmes dans toutes les sphères de la vie, sous toutes leurs formes et à tous les âges.

Les violences psychologiques

Sont des violences insidieuses, permanentes qui causent des dégâts émotionnels importants, diminuent l’estime de soi et peuvent plonger la victime en état dépressif voire suicidaire. Il s’agit de violences asymétriques où l’agresseur estime que son comportement est justifié par l’incompétence ou le comportement (réel ou supposé) de sa compagne. La jalousie, le contrôle des déplacements en font partie. Ces méthodes entraînent un transfert de responsabilité sur la victime qui finit par se croire responsable du déclenchement des violences. L’isolement progressif de la victime augmente sa fragilité face aux violences psychologiques.

« La violence psychologique peut aussi exister séparément ou n’être qu’un préalable à la violence physique. C’est une violence faite d’attitudes ou de propos humiliants, dénigrants, méprisants, de menaces ou de chantage. Cette violence insidieuse se poursuit sur une période souvent très longue. Par un phénomène d’emprise, la victime subit les pires avanies pendant des années, cherchant parfois même des excuses à son partenaire.»
.

Il s’agit d’une stratégie globale d’emprise, d’isolement et de déstabilisation de la victime (rupture avec le réseau amical, familial, professionnel de la victime). Le conjoint s’est littéralement approprié sa conjointe qui doit se conformer à ses exigences tout en sachant qu’elle aura toujours tort quoi qu’elle fasse. Chaque crise est l’occasion de vérifier la possession et la soumission à l’autre. C’est une véritable entreprise de destruction de l’autre qui est à l’œuvre. Les violences psychologiques sont présentes dans toutes les situations de violence conjugale et « préparent » en quelque sorte la victime à « accepter » les autres formes de violence.

« J’ai longtemps cru que la violence conjugale ne me concernait pas, parce que mon mari ne me battait pas, mais, en fait, j’étais si soumise qu’il n’avait pas besoin de me frapper pour que je fasse ses quatre volontés. La violence physique n’est apparue que quand j’ai commencé à résister ».

Les violences verbales

Sont utilisées par l’agresseur pour contrôler, déstabiliser, humilier et détruire sa conjointe. Les mots expriment des reproches, critiques, humiliations, menaces envers la femme et/ou les enfants… Quel que soit le ton utilisé, l’agresseur cherche à effrayer, mettre mal à l’aise sa victime : cris, ton brusque, silences, insultes, interruption de l’autre quand elle s’exprime, reproches à l’autre de parler.

« Quand il m’injurie, c’est comme s’il me rouait de coups. Ça me laisse sonnée, malade physiquement, K.-O ».
Marie-France Hirigoyen, Docteure en médecine, spécialisée en psychiatrie – extrait de l’ouvrage « Femmes sous emprise, Les ressorts de la violence dans le couple »- édition Oh ! – 2005.

« Les paroles ça reste, le plus dur à encaisser ce sont les paroles, je les ai dans la tête les paroles. »
MIPROF – extrait du court métrage de formation Anna – 2013.

Les violences physiques

Sont les plus repérables car elles peuvent laisser des traces visibles. Elles correspondent à toute action qui met en danger l’intégrité physique ou la santé corporelle de la victime.

« Les violences physiques ne sont jamais isolées. Elles sont accompagnées d’injures, de menaces, de pression, de négation de la victime en tant que personne respectable et précèdent le plus souvent des rapports sexuels forcés.»
Professeur M. Debout Chef du service de Médecine Légale du CHU de Saint Etienne – Réalités n° 90 – Publication de l’UNAF – juin 2010.

« La violence physique inclut une large gamme de sévices qui peuvent aller d’une simple bousculade à l’homicide : pincements, gifles, coups de poing, coups de pied, tentatives de strangulation, morsures, brûlures, bras tordus, agression avec une arme blanche ou une arme à feu. … La séquestration n’est pas à exclure. … Beaucoup de coups visent le ventre lorsque la femme est enceinte.»
Marie-France Hirigoyen, Docteure en médecine, spécialisée en psychiatrie – extrait de l’ouvrage « Femmes sous emprise, Les ressorts de la violence dans le couple »- édition Oh ! – 2005.

« J’ai vécu avec un homme qui a levé la main sur moi et sur mon fils. Au début, j’étais très jeune et très amoureuse, j’ai même abandonné mes études tellement j’étais amoureuse. La violence est venue progressivement, toujours pour des conneries … Je recevais une claque ou des coups de poing dans le ventre, ou alors il m’allongeait et il m’étranglait en m’obligeant à demander pardon. ».
Catherine Cabrol – extrait de l’ouvrage « Blessures de femmes » – édition Atlantica – 2009

Les violences sexuelles

Ce sont des violences physiques et psychologiques peu exprimées car elles restent taboues.

« C’est la forme de violence dont les femmes ont le plus de mal à parler et pourtant elle est très souvent présente. La violence sexuelle comprend un spectre très large allant du harcèlement sexuel à l’exploitation sexuelle, en passant par le viol conjugal. Ce peut être obliger quelqu’un à des activités sexuelles dangereuses ou dégradantes, à des mises en scène déplaisantes, mais le plus souvent il s’agit simplement d’obliger une personne à une relation sexuelle non désirée, soit par la suggestion (tu es bien pudibonde !), soit par la menace».
Marie-France Hirigoyen, Docteure en médecine, spécialisée en psychiatrie – extrait de l’ouvrage « Femmes sous emprise, Les ressorts de la violence dans le couple »- édition Oh ! – 2005.

Ces violences, dont le viol conjugal, sont sanctionnées par la loi. La difficulté réside dans la prise de conscience des victimes de subir des relations sexuelles imposées et de le prouver.

« Pendant vingt ans, j’ai subi un homme violent, pervers, destructeur. Aux violences verbales et physiques s’ajoutaient les rapports sexuels « consentis » à coups de poing. Un travail de destruction porté à son paroxysme. J’en ai parlé, n’ai rien caché, pour revivre, la tête haute ».
Extrait de l’ouvrage de Clémentine Autain « Elles se manifestent, Viol 100 femmes témoignent » édition DonQuichotte – 2013.

Les violences économiques et patrimoniales

Sont fréquentes. L’objectif est de réduire l’autonomie de la victime et ainsi de limiter ses possibilités d’échapper à la relation conjugale en la maintenant dans une dépendance financière : privation ou contrôle des ressources financières et matérielles, engagement de crédits à l’insu de la victime, contrôle des activités professionnelles : interdiction de travailler ou l’empêchement à travailler, privations matérielles, contrôle précis des dépenses, contrarier un retour vers l’emploi (exemple après un congé parental).

Les violences administratives

Sont la confiscation de documents (carte nationale d’identité, permis de conduire, livret de famille, carte vitale…). Elles concernent notamment les femmes étrangères conjointes de ressortissants français et les femmes étrangères bénéficiant d’un regroupement familial. On parle de double violence : les violences conjugales et les pressions ou le chantage exercés par le conjoint autour de l’obtention ou le renouvellement du titre de séjour (cf article L313-12 du CESEDA relatif au droit des étrangers). La rupture de la vie commune peut avoir une incidence sur le droit de séjourner sur le sol français. Il arrive, également, à l’occasion d’un séjour à l’étranger, que le conjoint confisque le passeport de sa femme pour l’empêcher de revenir sur le sol français.

es différentes formes de violences

Les violences conjugales revêtent des formes multiples qui permettent à l’agresseur d’adapter ses stratégies de contrôleLes formes de violence qu’il utilisera peuvent se cumuler, s’imbriquer selon l’environnement et les réactions de sa partenaire. Ces violences sont sanctionnables par la loi et peuvent faire l’objet d’un certificat médical descriptif avec définition d’une Incapacité Temporaire de Travail. Ce document est essentiel dans le parcours judiciaire de la victime.

www.vos-droits.justice.gouv.fr
www.institutdevictimologie.fr

Les différentes formes de violences conjugales se conjuguent souvent pour une même femme. Une même victime, peut être exposée à d’autres violences au travail ou sur la voie publique. C’est la notion de survictimisation.
Les violences peuvent être présentes aux différents âges de la vie d’une fille et d’une femme. C’est ce qu’on nomme le continuum des violences et qui invite à lutter contre les violences faites aux filles et aux femmes dans toutes les sphères de la vie, sous toutes leurs formes et à tous les âges.

Les violences psychologiques

Sont des violences insidieuses, permanentes qui causent des dégâts émotionnels importants, diminuent l’estime de soi et peuvent plonger la victime en état dépressif voire suicidaire. Il s’agit de violences asymétriques où l’agresseur estime que son comportement est justifié par l’incompétence ou le comportement (réel ou supposé) de sa compagne. La jalousie, le contrôle des déplacements en font partie. Ces méthodes entraînent un transfert de responsabilité sur la victime qui finit par se croire responsable du déclenchement des violences. L’isolement progressif de la victime augmente sa fragilité face aux violences psychologiques.

« La violence psychologique peut aussi exister séparément ou n’être qu’un préalable à la violence physique. C’est une violence faite d’attitudes ou de propos humiliants, dénigrants, méprisants, de menaces ou de chantage. Cette violence insidieuse se poursuit sur une période souvent très longue. Par un phénomène d’emprise, la victime subit les pires avanies pendant des années, cherchant parfois même des excuses à son partenaire.»

Il s’agit d’une stratégie globale d’emprise, d’isolement et de déstabilisation de la victime (rupture avec le réseau amical, familial, professionnel de la victime). Le conjoint s’est littéralement approprié sa conjointe qui doit se conformer à ses exigences tout en sachant qu’elle aura toujours tort quoi qu’elle fasse. Chaque crise est l’occasion de vérifier la possession et la soumission à l’autre. C’est une véritable entreprise de destruction de l’autre qui est à l’œuvre. Les violences psychologiques sont présentes dans toutes les situations de violence conjugale et « préparent » en quelque sorte la victime à « accepter » les autres formes de violence.

« J’ai longtemps cru que la violence conjugale ne me concernait pas, parce que mon mari ne me battait pas, mais, en fait, j’étais si soumise qu’il n’avait pas besoin de me frapper pour que je fasse ses quatre volontés. La violence physique n’est apparue que quand j’ai commencé à résister ».
(Marie-France Hirigoyen, Docteure en médecine, spécialisée en psychiatrie – extrait de l’ouvrage « Femmes sous emprise, Les ressorts de la violence dans le couple »- édition Oh ! – 2005.

Les violences verbales

Sont utilisées par l’agresseur pour contrôler, déstabiliser, humilier et détruire sa conjointe. Les mots expriment des reproches, critiques, humiliations, menaces envers la femme et/ou les enfants… Quel que soit le ton utilisé, l’agresseur cherche à effrayer, mettre mal à l’aise sa victime : cris, ton brusque, silences, insultes, interruption de l’autre quand elle s’exprime, reproches à l’autre de parler.

« Quand il m’injurie, c’est comme s’il me rouait de coups. Ça me laisse sonnée, malade physiquement, K.-O ».
Marie-France Hirigoyen, Docteure en médecine, spécialisée en psychiatrie – extrait de l’ouvrage « Femmes sous emprise, Les ressorts de la violence dans le couple »- édition Oh ! – 2005.

« Les paroles ça reste, le plus dur à encaisser ce sont les paroles, je les ai dans la tête les paroles. »
MIPROF – extrait du court métrage de formation Anna – 2013.

Les violences physiques

Sont les plus repérables car elles peuvent laisser des traces visibles. Elles correspondent à toute action qui met en danger l’intégrité physique ou la santé corporelle de la victime.

« Les violences physiques ne sont jamais isolées. Elles sont accompagnées d’injures, de menaces, de pression, de négation de la victime en tant que personne respectable et précèdent le plus souvent des rapports sexuels forcés.»

« La violence physique inclut une large gamme de sévices qui peuvent aller d’une simple bousculade à l’homicide : pincements, gifles, coups de poing, coups de pied, tentatives de strangulation, morsures, brûlures, bras tordus, agression avec une arme blanche ou une arme à feu. … La séquestration n’est pas à exclure. … Beaucoup de coups visent le ventre lorsque la femme est enceinte.»
Marie-France Hirigoyen, Docteure en médecine, spécialisée en psychiatrie – extrait de l’ouvrage « Femmes sous emprise, Les ressorts de la violence dans le couple »- édition Oh ! – 2005.

« J’ai vécu avec un homme qui a levé la main sur moi et sur mon fils. Au début, j’étais très jeune et très amoureuse, j’ai même abandonné mes études tellement j’étais amoureuse. La violence est venue progressivement, toujours pour des conneries … Je recevais une claque ou des coups de poing dans le ventre, ou alors il m’allongeait et il m’étranglait en m’obligeant à demander pardon. ».
Catherine Cabrol – extrait de l’ouvrage « Blessures de femmes » – édition Atlantica – 2009

Les violences sexuelles

Ce sont des violences physiques et psychologiques peu exprimées car elles restent taboues.

« C’est la forme de violence dont les femmes ont le plus de mal à parler et pourtant elle est très souvent présente. La violence sexuelle comprend un spectre très large allant du harcèlement sexuel à l’exploitation sexuelle, en passant par le viol conjugal. Ce peut être obliger quelqu’un à des activités sexuelles dangereuses ou dégradantes, à des mises en scène déplaisantes, mais le plus souvent il s’agit simplement d’obliger une personne à une relation sexuelle non désirée, soit par la suggestion (tu es bien pudibonde !), soit par la menace».
Marie-France Hirigoyen, Docteure en médecine, spécialisée en psychiatrie – extrait de l’ouvrage « Femmes sous emprise, Les ressorts de la violence dans le couple »- édition Oh ! – 2005.

Ces violences, dont le viol conjugal, sont sanctionnées par la loi. La difficulté réside dans la prise de conscience des victimes de subir des relations sexuelles imposées et de le prouver.

« Pendant vingt ans, j’ai subi un homme violent, pervers, destructeur. Aux violences verbales et physiques s’ajoutaient les rapports sexuels « consentis » à coups de poing. Un travail de destruction porté à son paroxysme. J’en ai parlé, n’ai rien caché, pour revivre, la tête haute ».
Extrait de l’ouvrage de Clémentine Autain « Elles se manifestent, Viol 100 femmes témoignent » édition DonQuichotte – 2013.

Les violences économiques et patrimoniales

Sont fréquentes. L’objectif est de réduire l’autonomie de la victime et ainsi de limiter ses possibilités d’échapper à la relation conjugale en la maintenant dans une dépendance financière : privation ou contrôle des ressources financières et matérielles, engagement de crédits à l’insu de la victime, contrôle des activités professionnelles : interdiction de travailler ou l’empêchement à travailler, privations matérielles, contrôle précis des dépenses, contrarier un retour vers l’emploi (exemple après un congé parental).

Les violences administratives

Sont la confiscation de documents (carte nationale d’identité, permis de conduire, livret de famille, carte vitale…). Elles concernent notamment les femmes étrangères conjointes de ressortissants français et les femmes étrangères bénéficiant d’un regroupement familial. On parle de double violence : les violences conjugales et les pressions ou le chantage exercés par le conjoint autour de l’obtention ou le renouvellement du titre de séjour (cf article L313-12 du CESEDA relatif au droit des étrangers). La rupture de la vie commune peut avoir une incidence sur le droit de séjourner sur le sol français. Il arrive, également, à l’occasion d’un séjour à l’étranger, que le conjoint confisque le passeport de sa femme pour l’empêcher de revenir sur le sol français.

Les violences sur les enfants

Elles sont les moyens pour l’auteur d’imposer son pouvoir sur la victime, l’enfant peut devenir un enjeu dans la relation, et cela avant même sa naissance.

« Les violences conjugales ont des effets traumatiques sur l’enfant dès la période de grossesse : les violences infligées à la mère peuvent provoquer des hémorragies, des fractures ou une hypotrophie fœtale et jusqu’à la mort de l’enfant.»
Edouard Durand – ouvrage Violences conjugales et parentalité, Protéger la mère c’est protéger l’enfant » – L’Harmattan 2013.

A cause de la relation d’emprise, la mère se trouve alors dans une position qui affecte son autorité, l’auteur en la discréditant en tant que mère, peut compromettre le lien mère-enfant. La femme s’adapte en permanence au comportement violent de son conjoint pour protéger ses enfants. Elle peut, par exemple, renoncer à un départ par 

Source: Solidarité femme

Violences basées sur le genre : Un phénomène toujours d’actualité

Ce mercredi, 13 janvier 2021, se tient à Kaya un atelier sur la prévention de l’exclusion sociale des vieilles femmes pour allégation de « mangeuses d’âmes » et sur la prise en charge des victimes. Une initiative de l’ONG Voix de femmes, avec l’appui technique et financier de TrustAfrica. Objectif, contribuer au renforcement des compétences des journalistes et communicateurs dans la lutte contre ce phénomène.

Dès l’entame de l’atelier, Raphael Zong Naba, coordonnateur de l’ONG Voix de femmes, a expliqué que le phénomène de violence à l’égard des femmes est une réalité. Les fondements sont divers : socioculturels, économiques et institutionnels.
Il faut entendre par violence basée sur le genre, une forme de violence qui n’est pas seulement liée au sexe, mais liée au statut d’une personne. C’est une violence concernant les hommes et les femmes, ou la femme est généralement la victime. Elle découle de relations inégales de pouvoir entre les hommes et les femmes, et comprend des agressions physiques, sexuelles et psychologiques.

Ce sont des phénomènes universels qui touchent tous les pays, les femmes, quel que soit leur rang social, leur niveau d’instruction, leur culture et leur milieu de vie. La violence à l’égard des femmes concerne tout acte de violence dirigé contre le sexe féminin et causant aux femmes et aux filles des préjudices physiques, sexuels ou psychologiques. Cela concerne aussi la privation arbitraire de liberté que ce soit dans la vie privée ou dans la vie publique.

Les conséquences sont diverses, notamment au niveau individuel, familial, de l’enfant et la société. Il s’agit entre autres de la mort, les infirmités, les blessures, les stérilités, les accouchements difficiles et les grossesses non désirées. Mais aussi, des traumatismes psychologiques, la répudiation, la séparation, la violence, les enfants non épanouis, la délinquance juvénile.

Selon les explications données, « on nait de sexe masculin ou féminin, mais la société va attribuer des rôles en fonction du sexe ». Les violences basées sur le genre sont perpétrées contre quelqu’un sous des formes diverses. Par exemple, le mariage forcé, le lévirat, l’handicap. La violence est à tous les niveaux, depuis la grossesse, jusqu’à la vieillesse.

Environ 75 millions de femmes et de filles sont victimes des mutilations génitales féminines (MGF) dans le monde. Au Burkina Faso, les résultats de 2010 montrent que 23% des femmes de 15 à 49 ans étaient victimes de violences conjugales en milieu urbain contre 14% en milieu rural.

L’ampleur des violences est significative et regroupe les violences physiques, les violences morales, psychologiques, sexuelles, les violences liées à des pratiques coutumières et/ou religieuses et les violences économiques.
Les moyens de lutte sont la prévention, la protection et la prise en charge. Notamment, en renforçant les chances des filles d’accéder à l’éducation secondaire, l’accès à la santé sexuelle et reproductive et les respects des droits qui y sont attachés.

E.K.S

Source: le Faso.net